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Bilan et Perspectives du Réseau
AGRIBEA
Emotion et cognition (coordination : Christine Leterrier)
Le respect du bien-être de l'animal n'a de sens que si l'on admet l'existence d'émotions chez les animaux. L'objectif principal de cette action est de comprendre l'étendue du répertoire émotionnel des animaux en élevage à partir d'une démarche combinant l'étude de leurs réponses comportementales et physiologiques à une situation donnée avec l'analyse de leurs capacités d'évaluation qui déterminent le sens affectif (neutre, positif ou négatif) qu'ils donnent à la situation. Cette démarche a été engagée sur cailles, porcins et petits ruminants en explorant le versant négatif des émotions. Actuellement, une étude des substrats neurobiologiques des émotions est en cours. Par la suite, cette action s'élargira d'une part au versant positif des émotions et d'autre part aux processus mentaux qui sont responsables de la mise en place d'états affectifs plus durables de bien-être ou au contraire de mal-être moduleant la sensibilité aux émotions négatives et celle aux émotions positives. La finalité de cette action est de chercher à harmoniser les caractéristiques affectives de l'animal avec ses conditions d'élevage dans le but de lui donner les moyens d'accéder au bien-être.
Indicateurs de mal-être (coordination : Isabelle Veissier)
L'accumulation d'émotions négatives conduit à un état de mal-être. Parallèlement aux efforts développés pour analyser les émotions des animaux, il est nécessaire de consentir une part des efforts de réflexion à l'appréciation des états d'inconfort aigu et chronique, particulièrement inacceptables en élevage aux yeux de beaucoup. L'évaluation du niveau de bien-être en situations d'élevage est classiquement basée sur des critères comportementaux, physiologiques, sanitaires et zootechniques. L'action vise à recenser les méthodes disponibles pour juger d'un état de bien-être/mal-être, à résoudre les problèmes techniques inhérents à ces méthodes (par exemple, transposition d'une espèce à une autre), à valider les mesures comme indicateurs de bien-être/mal-être. Ces travaux portent à la fois sur les méthodes utilisées en expérimentations et celles développées pour une approche globale en ferme. Cette action est étroitement liée au réseau européen COST 846 Measuring and monitoring farm animal welfare dont les correspondants français sont C. Arnould et J. Capdeville (Monitoring welfare) et MC Salaun et I. Veissier (Measuring welfare), ainsi qu' au projet européen intégré WELFARE QUALITY
Réseau génétique et adapatation (coordination : Pierre Mormède et Sandrine Grasteau)
Ce réseau, qui rassemble des équipes INRA, AFSSA, CNRS et universitaires ainsi que les instituts techniques et des professionnels de la sélection, se focalise sur les bases génétiques des capacités d'adaptation des animaux en relation avec leurs comportements et leur bien-être. Cela implique dans un premier temps de considérer de nouveaux caractères pour apprécier l'importance de la génétique dans les capacités d'adaptation, puis de préciser les conséquences de l'introduction en sélection de ces nouveaux critères et enfin d'identifier des gènes impliqués dans le déterminisme de ces caractères. Ces actions, combinées avec l'étude des conséquences sur les capacités d'adaptation de la sélection sur les caractères de production, ont pour but l'optimisation de la production dans le respect du bien-être animal. Ce réseau doit aussi permettre d'identifier les actions réalisables et de faire le point sur les dimensions sociologiques et économiques de l'amélioration génétique. Les réunions sont ouvertes aux membres d'AGRIBEA.
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