UNIVERSITE Paris XIII

UFR des Lettres, des Sciences de l'Homme et des Sociétés

THÈSE POUR OBTENIR LE GRADE DE
DOCTEUR DE L'UNIVERSITÉ DE PARIS XIII

Discipline : Biologie des Organismes Mention Biologie du Comportement

Présentée et soutenue publiquement


par :
Pierrich PLUSQUELLEC

le 26 février 2001

Influence d'une sélection pour la combativité et l'aptitude à la dominance sur le comportement social et la réactivité émotionnelle des bovins domestiques femelles de la race d'Hérens

Directeur de thèse : Dr Marie-France BOUISSOU

Jury :
Baudoin C. Professeur Université Paris XIII Président
Broom. D.M. Professeur Université de Cambridge Rapporteur
Faure J-M. Directeur de recherche INRA de Tours Rapporteur
Bouissou M-F. Directeur de recherche INRA de Tours Examinateur
Gouat P. Maître de conférence Université Paris XIII Membre invité
Signoret J.P. Directeur de recherche INRA de Tours Membre invité


      Alors le père Séraphin lui dit : « Avant de parler de prière du coeur, apprends d'abord à méditer comme une montagne... »
Le jeune homme resta alors assis comme une montagne plusieurs semaines . Le plus dur était pour lui de passer ainsi des heures « à ne rien faire ». Il fallait réapprendre à être, à être tout simplement - sans but ni motif. Méditer comme une montagne, c'était la méditation même de l'Etre, « du simple fait d'Etre », avant toute pensée, tout plaisir et toute douleur.

« Ecrits sur l'Hésichasme. »
J.Y. Leloup


Remerciements

      Le travail réalisé au cours de cette thèse est dédié à la mémoire d'Yvonne Preiswerk, dont la passion pour les Reines est à l'origine de cette étude. De nos nombreuses entrevues, elle m'aura appris que si l'impossible est pensé, alors il peut être réalisé.

      Cette thèse a été l'occasion pour moi, d'un voyage entre deux rives : l'une française, l'autre suisse.

      Le littoral français, aura d'abord été pour moi l'accueil de Philippe Chemineau et de Jean-Pierre Signoret. Je remercie le premier pour avoir accepté ma présence dans le cadre de la station de Physiologie de la Reproduction et des Comportements, et le second pour avoir soutenu mon travail malgré sa problématique un peu en marge des préoccupations du laboratoire qu'il dirigeait alors.

      J'adresse toute ma gratitude à Marie-France Bouissou, qui a su diriger ce travail avec la juste présence qu'il requérait. Elle a sû me laisser la liberté de réaliser un travail personnel, tout en y apportant les garde-fous, et la myriade d'idées nécessaires à son éclosion. Merci aussi pour ces longues soirées d'hiver à corriger mes élucubrations.

      Je témoigne toute ma reconnaissance à M. Signoret pour son inlassable curiosité et les interrogations constructives qu'il a pu soulever tout au long de ce travail en tant que membre du comité de thèse, en compagnie de J.M Faure et P. Mormède, que je remercie pour l'intérêt qu'ils ont porté à cette étude. Merci également à M. Signoret pour sa patiente relecture du manuscrit.

      Un merci tout particulier à Anne Ricard (station de génétique quantitative de Jouy-en-Josas) et Gilles Le Pape (DESCO de Tours) pour s'être immergé chacun à leur manière mais avec le même enthousiasme dans le monde des Reines. Leur aide a été plus que déterminante dans les orientations de mon travail. J'insiste en particulier sur les conseils parfois tranchants mais toujours bienveillants de Gilles Le Pape, qui m'a donné la chance de rencontrer les AMD.

      Mes remerciements vont aussi à toute l'équipe du laboratoire d'Etude du Comportement Animal dont j'ai dû être en quelque sorte, le stagiaire au long cours. Cette particularité m'a permis d'apprécier tout particulièrement la quête d'humanité de Frédéric Levy, devenu animateur du laboratoire, mais aussi la bonne humeur de Pierre Orgeur, pilier de l'équipe ou libero à ses heures, il a toujours été, peut-être malgré lui, le plus grand de tous les petits... Merci à Raymond Nowak, par l'incessant questionnement que suscitent les discussions que nous avons eues ensemble. Par son émerveillement des événements les plus simples, il sait entretenir l'espoir et la foi. Dick Porter, bien entendu par son aide précieuse en Anglais, mais aussi par sa timide présence, il a été ces derniers mois ma première poignée de mains de la journée. Benoîst Schaal pour son sens de l'authentique, et son goût du partage à travers sa curiosité de l'autre.

      Je tiens à remercier Gérard Vénier, pour m'avoir initié à la minutieuse pratique de l'observation des comportements sociaux des vaches, et Jean-Yves Durbize pour son amitié d'aujourdhui.

      Merci aussi au laboratoire des dosages hormonaux, Sylvie Canepa, Pascaline Vanbecaelere et Christophe Gauthier, dont la tâche n'a cessé de croître à chacun de mes retours de Suisse.

      Du côté Suisse, mes premiers remerciements iront à Urbain Kittel, qui m'a accueilli au coin de sa montagne. Il a sû me communiquer sa passion des journées simples, du bureau jusqu'à l'étable, des hommes jusqu'aux vaches. Il a été de tous les instants, les meilleures et les pires, à l'image de ces guides de montagne qui veillent sur les chemins de nos vies. Merci pour toutes les portes qu'il a dû ouvrir pour que cette étude se réalise. Je souhaite qu'elle lui apporte toute la Foi qu'il a mis en elle.

      Merci à Bernard Crettaz pour m'avoir fait comprendre que le goût des autres est parfois aussi simple qu'un morceau de viande séchée partagée dans le coin d'une étable. Il est de ces personnes que l'on peut rencontrer n'importe où et qui vous apprendront toujours quelque chose en employant les mots les plus adaptés à votre oreille. Merci donc Bernard pour l'être valaisan, l'être d'idée, d'idéal, que tu incarnes, celui qui rêve d'une union totale entre les sciences biologiques et les sciences humaines.

      Toute ma gratitude va également à la Fondation Michelod pour avoir apporté les moyens financiers de ce travail, et avoir ainsi contribué dans la lignée de leurs engagements à promouvoir la race d'Hérens dans un milieu qu'elle n'avait pas encore conquis.

      Un merci tout particulier s'adresse aux éleveurs, Mrs Kittel, Frossard, Fort, Zufferey, Vianin, Taramarcaz, Epiney, Melly, parfois inquiets, souvent intrigués, qui m'ont confié leurs animaux. J'espère que cette étude leur fera comprendre à quel point cet engagement a été important.

      Je suis reconnaissant envers les 75 éleveurs qui ont bien voulu me recevoir autour d'un café, au coin d'une étable ou sur les sommets valaisans, ainsi qu'aux éleveurs rencontrés ici ou là pour avoir bien voulu partager leur immense connaissance de la race d'Hérens.

      Les expérimentations se sont le plus souvent déroulées au sein du pénitencier de Crêtelongue. Merci à Mrs. Beytrison, Praplan, Massy, Roh, Varone, pour avoir suffisament fait confiance à un français qui passait son temps, perché sur une plateforme dans les arbres à regarder des vaches. Mes remerciements s'adressent aussi aux détenus, dont je ne peux citer le nom, et qui parfois bien malgré eux ont contribué avec enthousiasme à la bonne marche des expérimentations.

      De nombreux vétérinaires suisses ont participé à notre travail, et je tiens en particulier à remercier M. Barras, Bagnoud, Zufferey, et Mme Délèze, pour s'être soumis de bonne grâce à des protocoles de prise de sang parfois de haut vol.

      Ces prises de sang étaient ensuite amenées auprès du Laboratoire Salamin dont je remercie les membres, pour m'avoir appris l'art de la centrifugation et de la conservation des échantillons, mais aussi pour m'avoir autorisé à encombrer pendant des semaines le dernier tiroir de leur armoire froide, en attendant une autorisation d'exportation des services sanitaires.

      Toute ma reconnaissance va à Elie Felay (président de la Fédération d'élevage), pour son soutien et son efficacité dans les situations de travail les plus inespérées. Cette étude lui doit une grande partie de ses résultats. Avec M. Gagnot, sa collaboration m'a été plus que précieuse.

      Merci à Philippe Kittel pour notre respect mutuel, et surtout pour m'avoir autorisé à investir son bureau et à utiliser tout le matériel informatique nécessaire à une grande partie de l'analyse des données.

      Merci enfin aux personnes qui ont contribué à former bien plus qu'un environnement social helvétique : Nelly, Fabrice, Bessim, Jean-Christophe, Armine, Eric...

      Au cours de ces séjours helvétiques, j'ai été aidé par 4 stagiaires dont l'énergie et l'enthousiasme n'ont cessé de m'étonner : David Bourdin, Guénaëlle Grousset, Adèle Thibeaudeau et Guillaume Binet. Merci pour la qualité de leur travail.

      La vie au laboratoire ne serait sans doute pas la même sans la présence des stagiaires que j'y ai croisés : le G. pour ce long marathon courru ensemble, Guigui pour celui qu'il a gagné avant nous, Anne-Pierre déjà sur les sommets de son Amérique, Toni (Faucon), Frédérique (Eche), Véronique (Nuître), Manon, Sabine, Matthieu et tous ceux qui ont participé et participent à l'effort de thèse.

      Merci enfin à ceux qui, à défaut d'une aide plus conventionnelle, ont subvenu à mes besoins, en tant qu'employeurs : Charles et Tania, Morrad pour le métier à temps partiel de videur, et Christiane, pour celui de chansonnier occasionnel. Ils ont contribué à ma connaissance du comportement de « l'humain nocturne ».

      Cette période de ma vie aurait sans doute été différente sans cet environnement de coeur qui me suit dans tous mes chemins, celui de ma famille. Je pense en particulier à mon grand-père qui a troqué ses ailes de St Exupéry pour celles d'un ange. Je pense bien sûr à mes parents et mes soeurs dont l'inépuisable soutien m'a beaucoup aidé. Je pense enfin à Nathe, qui recrée chaque jour un peu plus l'environnement que j'ai laissé avec mon enfance, celui qui fait du rêve une autre réalité.

      Enfin, je veux exprimer ma reconnaissance aux membres du Jury, Messieurs les Professeurs C. Baudoin, D.M. Broom, Monsieur le Directeur J.M. Faure et Monsieur P. Gouat qui me font l'honneur de juger ce travail.


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