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Les
Brèves de Neuroendocrinologie
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La leptine : votre cerveau, l'appétit et l'obésité
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David Sunter, Donal O'Shea & Stephen R Bloom Traduction : Arlette Burlet, Systèmes
Neuromodulateurs des Comportements Ingestifs, Université Henri
Poincaré, Nancy Résumé La prévalence de l'obésité augmente.
Ceci a entraîné l'augmentation de la recherche dans ce domaine.
Dans certains cas, les thérapies comportementales et les régimes
peuvent être efficaces, mais chez la majorité des obèses,
ces stratégies ont peu d'impact. Actuellement, le rôle des
neuropeptides dans la régulation de l'appétit est un champ
de recherche en pleine expansion. Différents peptides sont identifiés
comme contrôlant la prise alimentaire. Certains comme le neuropeptide
Y, la galanine et les orexines stimulent la prise alimentaire. D'autres,
comme par exemple le glucagon-like peptide -1 (7-36)-amide, le CART (cocaine-amphetamine-regulated
transcript) et la leptine diminuent la prise alimentaire. Cette revue
sera centrée sur la leptine, une hormone qui peut rendre le mot
" gros " presque superflu. Les
études d'hybridation in situ ont révélé la
présence de récepteurs de la leptine dans le cerveau des
rongeurs. La forme longue de ce récepteur (Ob-Rb) est trouvée
en grande quantité dans l'hypothalamus, une région du cerveau
importante dans le contrôle de la prise alimentaire. Ob-Rb a une
" queue " intracellulaire complète et induit le signal
de transduction. La forme courte (Ob-Ra) est également trouvée
dans le cerveau où elle pourrait faciliter le transfert de la leptine
de la périphérie vers le tissu nerveux. On est en droit
de penser que cette forme peut également induire le signal de transduction.
Ob-Ra est coexprimé avec Ob-Rb dans l'hypothalamus où les
deux formes de récepteurs coopèrent dans l'induction des
effets de la leptine sur la prise alimentaire. ---------------------- Deux
jeunes cousins qui sont encore en période pré-pubertaires,
viennent d'être montrés comme dépourvus de leptine
et souffrant d'une obésité sévère précoce.
Une mutation du gène de la leptine a été identifiée
dans une famille turque. Cette mutation entraîne chez les membres
de cette famille un taux bas de leptine et une forte obésité.
Deux membres de cette famille sont adultes ; un homme de 22ans qui n'a
pas montré de puberté et une femme de 32 ans qui n'a jamais
été réglée. Plus récemment encore,
un papier publié dans " Nature " décrit une
mutation du gène du récepteur de la leptine chez l'homme.
Cette mutation entraîne la disparition des fonctions de signalisation
de toutes les formes du récepteur. Les trois sœurs affectées
par cette mutation, et appartenant à un grande famille, souffrent
d'une obésité morbide et n'ont pas de maturité
sexuelle. C'est la première démonstration de l'existence
d'un défaut de récepteur de la leptine chez l'homme.
Cette
brève est produite par la British Society for Neuroendocrinology
et peut être utilisée librement pour l'enseignement de la
neuroendocrinologie |
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Dernière
mise à jour :16 décembre
2005 |