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Estrogènes, phytoestrogènes et neuroprotection.
M-G.Martinoli 1,2, Sylvie Gélinas 1,2, B. Gagné
1, G. Bureau 1, J.Blanchet 1,
K. Chaisson 1,2, S. Blain 1
1) Laboratoire de neurobiologie cellulaire, Département
de Chimie-Biologie,
Université du Québec, Trois-Rivières, Qc.,
2) Centre de Recherche en Neurosciences, Université Laval, Québec,
Qc., Canada.
Le stress oxydatif est déjà bien connu pour être un
des médiateurs de la dégénérescence neuronale
dans plusieures maladies neurodégénératives mais
particulièrement dans les neurones dopaminergiques dans la maladie
de Parkinson. En parallèle, les estrogènes jouent un rôle
important dans la différenciation et dans le développement
du cerveau et ils exercent également un effet régulateur
sur la croissance axonale ainsi que sur la synaptogénèse.
On leur reconnaît aussi un rôle dans l'apprentissage et la
mémoire ainsi qu'au niveau de plusieurs autres fonctions cognitives.
De plus, des études épidémiologiques démontrent
que les estrogènes pourraient réduire l'incidence de certaines
maladies neurodégénératives, telles que la maladie
d'Alzheimer et de Parkinson.
Le but de nos études vise à mieux comprendre les mécanismes
de protection utilisés par l'estradiol (E2) ainsi que par certaines
classes de phytoestrogènes pour prévenir la mort de neurones
dopaminergiques en culture. À ce propos, nous avons récemment
démontré que l'E2 exerce un effet neuroprotecteur sur les
cellules PC12 différenciées en phénotype neuronal
ayant subi un stress oxydatif. Nous avons d'abord vérifié
si l'E2 et certains phytoestrogènes, tels que les flavonoïdes,
les coumestans et les lignans exercent leur effet neuroprotecteur en tant
que molécules anti-oxydantes. Nous avons ensuite évalué
l'expression des récepteurs estrogènes (alpha et bêta)
suite à ces traitements. Finalement, nous avons vérifié
si l'E2, et les phytoestrogènes régulent l'expression du
transporteur de la dopamine.
Le stress oxydatif a été induit en traitant les cellules
avec le MPP+, métabolite actif du MPTP, ou les pesticides paraquat,
roténone et atrazine, des facteurs de risque présumés
dans le développement de la maladie de Parkinson. Nous avons comparé
l'effet de l'E2 et des phytoestrogènes sur des cellules non-différenciées
et des cellules différenciées en phénotype neuronal,
pendant 12 jours en présence du facteur de croissance du nerf.
Nous avons évalué l'effet de l'E2 et des phytoestrogènes
sur les dérivés carbonyles, le transporteur de la dopamine
ainsi que sur les récepteurs estrogènes (alpha et bêta)
par western blot. Nos résultats démontrent que l'effet neuroprotecteur
de l'E2 n'est observé que sur des PC12 différenciées,
tandis que certains phytoestrogènes protègent également
les cellules non différenciées. Les résultats obtenus
en western blot démontrent que dans le modèle étudié,
l'E2 pourrait agir selon des mécanismes génomiques et non
génomiques tandis que les phytoestrogènes se comportent
de façon particulière selon leur classe. De plus, nos résultats
indiquent que l'E2 régule l'expression du transporteur de la dopamine
et pourrait ainsi exercer une influence importante sur la survie cellulaire.
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