[Accueil] [Historique] [Fonctionnement de la Société] [Agenda des colloques] [Lectures Jacques Benoit]

31ème colloque de la Société de Neuroendocrinologie
et 7ème journée LARC/Neuroscience
Paris
15 - 18 septembre 2003

 

Estrogènes, phytoestrogènes et neuroprotection.

M-G.Martinoli 1,2, Sylvie Gélinas 1,2, B. Gagné 1, G. Bureau 1, J.Blanchet 1,
K. Chaisson 1,2, S. Blain 1

1) Laboratoire de neurobiologie cellulaire, Département de Chimie-Biologie,
Université du Québec, Trois-Rivières, Qc.,
2) Centre de Recherche en Neurosciences, Université Laval, Québec, Qc., Canada.


Le stress oxydatif est déjà bien connu pour être un des médiateurs de la dégénérescence neuronale dans plusieures maladies neurodégénératives mais particulièrement dans les neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson. En parallèle, les estrogènes jouent un rôle important dans la différenciation et dans le développement du cerveau et ils exercent également un effet régulateur sur la croissance axonale ainsi que sur la synaptogénèse. On leur reconnaît aussi un rôle dans l'apprentissage et la mémoire ainsi qu'au niveau de plusieurs autres fonctions cognitives. De plus, des études épidémiologiques démontrent que les estrogènes pourraient réduire l'incidence de certaines maladies neurodégénératives, telles que la maladie d'Alzheimer et de Parkinson.

Le but de nos études vise à mieux comprendre les mécanismes de protection utilisés par l'estradiol (E2) ainsi que par certaines classes de phytoestrogènes pour prévenir la mort de neurones dopaminergiques en culture. À ce propos, nous avons récemment démontré que l'E2 exerce un effet neuroprotecteur sur les cellules PC12 différenciées en phénotype neuronal ayant subi un stress oxydatif. Nous avons d'abord vérifié si l'E2 et certains phytoestrogènes, tels que les flavonoïdes, les coumestans et les lignans exercent leur effet neuroprotecteur en tant que molécules anti-oxydantes. Nous avons ensuite évalué l'expression des récepteurs estrogènes (alpha et bêta) suite à ces traitements. Finalement, nous avons vérifié si l'E2, et les phytoestrogènes régulent l'expression du transporteur de la dopamine.
Le stress oxydatif a été induit en traitant les cellules avec le MPP+, métabolite actif du MPTP, ou les pesticides paraquat, roténone et atrazine, des facteurs de risque présumés dans le développement de la maladie de Parkinson. Nous avons comparé l'effet de l'E2 et des phytoestrogènes sur des cellules non-différenciées et des cellules différenciées en phénotype neuronal, pendant 12 jours en présence du facteur de croissance du nerf. Nous avons évalué l'effet de l'E2 et des phytoestrogènes sur les dérivés carbonyles, le transporteur de la dopamine ainsi que sur les récepteurs estrogènes (alpha et bêta) par western blot. Nos résultats démontrent que l'effet neuroprotecteur de l'E2 n'est observé que sur des PC12 différenciées, tandis que certains phytoestrogènes protègent également les cellules non différenciées. Les résultats obtenus en western blot démontrent que dans le modèle étudié, l'E2 pourrait agir selon des mécanismes génomiques et non génomiques tandis que les phytoestrogènes se comportent de façon particulière selon leur classe. De plus, nos résultats indiquent que l'E2 régule l'expression du transporteur de la dopamine et pourrait ainsi exercer une influence importante sur la survie cellulaire.

 

[ Programme ColloqueParis]


 
Copyright © 2001-2003, SNE, Tous droits réservés